Calendrier vaccins et vermifuges du chien : quelles échéances ?

Mis à jour en août 2026

La primo-vaccination d’un chiot se fait en trois injections, vers 8, 12 et 16 semaines, suivies d’un premier rappel un an plus tard. Côté vermifuge, un chiot est traité toutes les deux semaines jusqu’au sevrage puis chaque mois jusqu’à six mois, tandis qu’un adulte l’est au minimum quatre fois par an. Ces repères varient selon le mode de vie et la région : indiquez la date de naissance de votre chien pour obtenir ses échéances datées, que votre vétérinaire ajustera.

Vaccins et vermifugesSes échéances à partir de sa date de naissance

Approximative si vous l'avez adopté adulte : le calendrier reste lisible à quelques semaines près.

Où en est-il de ses vaccins ?
Son mode de vie
Prochaine échéance

Ce calendrier ne choisit rien à votre placeIl donne des dates, pas des produits. Le choix du vaccin, du vermifuge et de la posologie revient à votre vétérinaire, qui tient compte du poids, de la région, des parasites ciblés et de l'état de santé de votre chien. N'utilisez jamais un vermifuge humain ni un produit prévu pour une autre espèce.

Source : recommandations vaccinales du groupe de travail de la WSAVA (Vaccination Guidelines Group) et pratique française courante ; fréquences de vermifugation de l'ESCCAP France. Repères indicatifs, ils ne remplacent pas un avis vétérinaire.

Pourquoi trois injections, et pas deux ?

Parce que le chiot naît avec les anticorps de sa mère, reçus par le colostrum. Ces anticorps le protègent les premières semaines, mais ils neutralisent aussi les vaccins qu’on lui administre : tant qu’ils circulent, l’injection ne prend pas. Le problème est que leur disparition ne suit pas de calendrier fixe, elle s’étale entre six et seize semaines selon les portées et les individus. On multiplie donc les injections pour être certain qu’au moins l’une d’elles tombe après la fenêtre de neutralisation, et c’est la dernière, vers seize semaines, qui apporte l’essentiel de la protection.

La conséquence pratique est importante : un chiot qui n’a reçu que deux injections n’est pas correctement immunisé, même si son carnet paraît bien rempli. C’est la période où la parvovirose fait le plus de dégâts, et où il vaut mieux éviter les lieux très fréquentés par des chiens inconnus. Cela ne signifie pas l’enfermer : la sociabilisation du chiot se joue exactement au même moment, et un chiot mal sociabilisé court d’autres risques. Le compromis raisonnable passe par des rencontres choisies, avec des chiens dont vous connaissez le statut vaccinal.

Quelles maladies, et lesquelles comptent vraiment ?

Quatre valences forment le socle en France. La maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth et la parvovirose sont les trois maladies dites essentielles, celles contre lesquelles tout chien devrait être protégé où qu’il vive. S’y ajoute la leptospirose, techniquement optionnelle mais considérée comme incontournable dans notre pays : elle se transmet par l’urine des rongeurs et les eaux stagnantes, elle est mortelle, et elle se transmet à l’humain. C’est aussi elle qui impose le rappel annuel, sa protection s’épuisant plus vite que celle des trois autres.

Le reste se décide selon la vie du chien. La rage n’est pas obligatoire en France métropolitaine pour un chien ordinaire, mais elle le devient pour voyager à l’étranger, pour se rendre en Corse ou dans les départements d’outre-mer, pour les chiens catégorisés et souvent pour les campings et les pensions. La toux de chenil se justifie avant un séjour collectif, la piroplasmose dans les régions à fortes tiques, la leishmaniose sur le pourtour méditerranéen. Aucune de ces quatre-là ne se décide sur un site : elles dépendent de votre département et de vos habitudes, et c’est la conversation à avoir lors du rappel annuel.

À quelle fréquence vermifuger ?

Le vermifuge n’est pas un vaccin : il tue les parasites présents le jour où on le donne, et ne protège pas les semaines suivantes. Un chien peut donc être réinfesté dès le lendemain, ce qui explique un raisonnement en rythme plutôt qu’en durée de couverture. L’ESCCAP, le groupe européen de référence sur les parasites, recommande au minimum quatre traitements par an chez l’adulte, et jusqu’à douze selon l’exposition.

Trois situations font passer au rythme mensuel. La présence de jeunes enfants au foyer d’abord, parce que certains vers du chien se transmettent à l’humain et que les enfants portent facilement les mains à la bouche après avoir touché le sol ou l’animal. Le mode de vie ensuite : un chien qui chasse, mange des proies, fréquente la forêt ou boit dans les flaques se réinfeste en permanence. Les zones d’échinococcose enfin, où le parasite présente un risque sérieux pour l’humain. À l’inverse, un chien adulte vivant en appartement, sortant peu et sans enfants au foyer peut parfois espacer : c’est l’un des rares cas où le vétérinaire acceptera de descendre sous quatre fois par an.

Bon à savoirUn vermifuge n’est pas un antiparasitaire externe : il agit sur les vers intestinaux, pas sur les puces ni les tiques, et l’inverse est vrai aussi. Beaucoup de maîtres pensent avoir couvert les deux avec une seule pipette. Vérifiez ce que traite réellement votre produit, et ne donnez jamais à un chien un vermifuge humain ou prévu pour une autre espèce.

Le calendrier type du chiot

Repères courants en France pour un chiot en bonne santé. Les dates exactes et le choix des valences optionnelles reviennent au vétérinaire, qui tient compte de la région et du mode de vie.
Âge Vaccination Vermifuge
2 à 6 semaines Rien de prévu, le chiot est encore chez l’éleveur Toutes les 2 semaines
8 semaines 1re injection : Carré, hépatite de Rubarth, parvovirose, leptospirose Traitement
10 semaines Rien de prévu Traitement
12 semaines 2e injection, et rage possible dès cet âge si un voyage est envisagé Traitement
16 semaines 3e injection, la plus importante des trois Passage au rythme mensuel
4 à 6 mois Rien de prévu Tous les mois
12 mois Premier rappel annuel Passage au rythme adulte
Adulte Rappel annuel, leptospirose comprise 4 fois par an au minimum

Une remarque sur la dernière ligne : le rappel annuel ne veut pas dire que toutes les valences sont réinjectées chaque année. Les recommandations internationales admettent d’espacer les trois maladies essentielles jusqu’à trois ans chez l’adulte, la leptospirose restant annuelle. C’est pourquoi la consultation annuelle garde son sens même les années où l’injection est allégée : elle sert autant à l’examen général qu’à la seringue.

Infographie Calcul Animaux : Vaccins et vermifuges du chien

Comment garder ce calendrier sous la main ?

Téléchargez-le en infographie prête à imprimer au format A4, avec les âges clés et les rythmes de vermifuge. Glissé dans le carnet de santé, il évite d'oublier la troisième injection.

Télécharger l'infographieVersion PDF à imprimerPNG 330 Ko · PDF 279 Ko · format A4, gratuit

Questions fréquentes

J’ai oublié un rappel de plusieurs mois : faut-il tout recommencer ?

Pas forcément, et surtout ne décidez pas seul. Pour un adulte correctement primo-vacciné, un retard de quelques mois se rattrape le plus souvent par une seule injection. Pour un chiot dont la série a été interrompue, la réponse dépend de l’âge qu’il avait à la dernière injection et du délai écoulé : le vétérinaire dira s’il poursuit ou s’il reprend. Appelez la clinique en donnant les dates du carnet, cette question se tranche en deux minutes au téléphone.

Puis-je acheter un vermifuge en grande surface ou en ligne ?

Vous en trouverez, mais tous ne se valent pas : certains produits grand public ne couvrent qu’une partie des vers, et le dosage dépend du poids exact de l’animal. Le pharmacien et le vétérinaire sont les deux interlocuteurs qui peuvent choisir en connaissance de cause, en fonction des parasites présents dans votre région et de la vie de votre chien. Un point non négociable : jamais de vermifuge humain, ni de produit prévu pour une autre espèce, certains étant toxiques chez le chien.

Mon chien vit en appartement et sort peu : dois-je vraiment le vermifuger ?

Oui, même si le rythme peut être allégé. Les œufs de parasites voyagent sous les semelles, sur les vêtements et dans la terre des plantes, et les puces, très présentes en appartement, transmettent le ténia. Un chien qui ne sort jamais reste donc exposé, simplement moins. C’est le cas où votre vétérinaire peut accepter de descendre sous quatre traitements par an, après avoir fait le point sur le foyer.

Le vaccin peut-il rendre mon chien malade ?

Une fatigue passagère, une petite boule au point d’injection ou un appétit en baisse pendant 24 à 48 heures sont fréquents et sans gravité : laissez-le se reposer et évitez le grand sport ce jour-là. Les réactions sérieuses existent mais restent rares. Ce qui doit faire appeler immédiatement : un gonflement du museau ou des paupières, des vomissements répétés, une difficulté à respirer ou un abattement profond dans les heures qui suivent.

Faut-il vacciner un chien âgé ?

Oui, et c’est même souvent plus important : le système immunitaire d’un senior répond moins bien aux infections, et la leptospirose ne fait pas de cadeau aux chiens fragiles. La question se pose plutôt en termes d’ajustement, le vétérinaire pouvant alléger certaines valences après examen. La consultation annuelle prend aussi une autre dimension chez le chien âgé, où elle sert au dépistage rénal, dentaire et articulaire autant qu’au rappel.

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